Dans la cour des citadines, il y a les sérieuses, les technologiques et les pragmatiques. Et puis, il y a la Ford Fiesta. Renouvelée fin 2017, la septième génération de la petite polyvalente a la lourde tâche de succéder à un best-seller mondial. Si elle a gagné en maturité et en équipements, elle n’a rien perdu de son caractère pétillant. Nous avons pris le volant de la version cœur de gamme, le pétillant 1.0 EcoBoost de 125 ch en finition Titanium. Un cocktail qui semble, sur le papier, le plus équilibré.
Présentation : Une évolution en douceur
Au premier regard, la Fiesta 2018 ne révolutionne pas le genre. Elle conserve sa silhouette dynamique et son profil « en flèche », mais elle s’adoucit. Les optiques avant sont moins étirées et, surtout, les feux arrière passent à l’horizontal pour élargir visuellement la voiture.
En finition Titanium, elle joue la carte de l’élégance discrète avec ses joncs chromés autour de la calandre et des vitres, ainsi que ses jantes alliage de 16 pouces. Elle est moins exubérante qu’une version ST-Line, mais elle dégage une impression de sérieux et de robustesse qui la rapproche des standards d’outre-Rhin. C’est une voiture qui vieillit bien et qui, même garée à côté d’une Clio 4 ou d’une 208, conserve une vraie modernité.
À bord : La fin du cauchemar ergonomique
Si l’extérieur évolue sagement, l’intérieur est une véritable libération. Souvenez-vous de l’ancienne Fiesta et de sa console centrale truffée de boutons façon clavier de téléphone… Tout cela appartient au passé. La planche de bord est désormais épurée, centrée autour d’un écran tactile de 8 pouces « flottant » qui intègre le système SYNC 3, l’un des plus réactifs du marché à l’époque.
La qualité des matériaux fait un bond en avant avec des plastiques moussés sur le dessus et des assemblages plus rigoureux. L’ergonomie est excellente et on trouve vite ses marques. Côté habitabilité, la Fiesta reste dans la moyenne : deux adultes seront à l’aise à l’arrière, même si une Volkswagen Polo offre plus d’aisance aux jambes. Le coffre, avec ses 292 litres, n’est pas le plus grand de la catégorie, mais son double fond (optionnel) permet d’obtenir un plancher plat une fois la banquette rabattue.
Au volant : Le plaisir avant tout
C’est là que la Fiesta met tout le monde d’accord. Le petit 3-cylindres 1.0 EcoBoost de 125 ch est une merveille de caractère. Avec ses 170 Nm de couple, il ne manque jamais de souffle et gratifie le conducteur d’une sonorité typique et plutôt sympathique lors des accélérations. Associé à une boîte manuelle à 6 rapports aux débattements courts et précis, il permet de s’amuser sur les petites routes sans jamais se sentir sous-motorisé.
Le châssis reste la référence du segment pour qui aime conduire. La direction est d’une précision chirurgicale et le train avant « mord » la corde avec gourmandise. La Fiesta est légère, agile et vire à plat. En contrepartie, l’amortissement est un peu plus ferme que celui d’une Citroën C3 ou d’une Renault Clio, surtout à basse vitesse en ville, mais il reste tout à fait vivable au quotidien. Sur autoroute, elle étonne par son insonorisation de haut vol, permettant d’envisager de longs trajets sans fatigue. Côté consommation, nous avons terminé notre essai avec une moyenne de 5,8 l/100 km, un score tout à fait honorable.
Budget : Un rapport prix/équipement imbattable
Notre Ford Fiesta 1.0 EcoBoost 125 Titanium s’affiche à 19 500 €. À ce tarif, Ford est particulièrement généreux : aide au maintien dans la voie, reconnaissance des panneaux, climatisation automatique, et l’excellent système multimédia sont de série.
À puissance équivalente, une Peugeot 208 PureTech 110 est souvent plus chère et moins bien équipée. Seule la Renault Clio 4 tente de lutter sur les remises, mais sa finition intérieure est un cran en dessous. Avec des émissions de CO2 de 98 g/km (norme NEDC en vigueur à l’époque), elle échappe totalement au malus écologique, un argument massue pour le portefeuille.



























