Alors que la majorité des constructeurs cèdent à la facilité du « tout-numérique » en transformant nos planches de bord en simples supports pour tablettes géantes, Bugatti choisit de prendre le contre-pied total. Avec sa nouvelle hypersportive, la Tourbillon, la marque de Molsheim ne se contente pas de présenter un nouveau modèle : elle signe un manifeste pour l’intemporalité. En délaissant les pixels au profit de la mécanique pure, Bugatti rappelle que l’automobile d’exception est avant tout une affaire d’émotion et de savoir-faire artisanal, loin des interfaces logicielles qui seront obsolètes dans dix ans.
L’art de l’aiguille contre le règne du pixel
Chez Vivre Auto, nous partageons ce constat : les écrans ont aseptisé nos intérieurs. En omettant l’aspect sécuritaire et intuitif des commandes physiques, que l’on peut manipuler sans quitter la route des yeux, les constructeurs ont gâché le charme unique des planches de bord personnalisées. Bugatti remet l’église au milieu du village avec un tableau de bord qui est une véritable prouesse d’ingénierie horlogère. Conçu en partenariat avec les experts de Concepto, ce bloc d’instruments est entièrement analogique. Voir une aiguille de compte-tours s’élancer sur un cadran ciselé aura toujours infiniment plus de panache que n’importe quelle animation numérique en haute définition.
Un nom emprunté au sommet de l’horlogerie
Le nom même du modèle, Tourbillon, est un hommage direct à l’invention de 1801 conçue pour contrer les effets de la gravité sur la précision du temps. Contrairement aux modèles précédents nommés d’après des pilotes de légende, cette Bugatti tire son identité d’un mécanisme horloger vénéré. Cette philosophie de l’intemporalité exige une perfection absolue : chaque engrenage, chaque rubis et chaque cadran sont pensés pour être admirés dans 100 ans, sur la pelouse d’un concours d’élégance, sans que leur interface ne semble datée ou éteinte.
Une personnalisation digne du sur-mesure
Hendrik Malinowski, Directeur Général de Bugatti, souligne que les clients explorent désormais les possibilités de personnalisation de leur tableau de bord comme s’ils commandaient une montre de collection unique. Les matériaux, les finitions des cadrans et les détails de gravure permettent de créer un objet qui dépasse la fonction automobile pour devenir un chef-d’œuvre de joaillerie mécanique. C’est ici que réside le luxe ultime : pouvoir toucher, voir et ressentir le mouvement d’une mécanique d’exception, là où les autres ne proposent que des écrans noirs une fois le contact coupé.
Bravo Bugatti ! En osant bannir les écrans envahissants, vous rendez à l’automobile ses lettres de noblesse. Ce tableau de bord n’est pas qu’un outil d’information, c’est une œuvre d’art qui valide notre intuition : rien ne remplacera jamais le charme, la sécurité et la précision d’une belle aiguille physique. C’est le retour du « vrai » luxe, celui qui ne dépend pas d’une mise à jour logicielle.







