Après neuf ans d’absence sur le segment B en Europe, Mitsubishi signe son grand retour avec la septième génération de la Colt. Mais ne nous y trompons pas : ce retour a été rendu possible grâce aux synergies de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Sous ses airs de citadine dynamique, la nouvelle Colt est en réalité une « jumelle technique » de la Renault Clio 5. Produite dans la même usine de Bursa, en Turquie, elle reprend l’intégralité de la base technique, de la carrosserie et des motorisations de la star française. Un choix pragmatique qui permet à la marque au diamant de revenir rapidement dans la course, mais qui pose une question légitime : qu’est-ce qui la différencie vraiment de sa cousine au losange ?
Le jeu des sept erreurs : Un design « Dynamic Shield »
Visuellement, la ressemblance avec la Clio est frappante, pour ne pas dire totale. Mitsubishi a toutefois tenté d’apposer sa griffe avec le concept stylistique « Dynamic Shield ». La face avant intègre des optiques de jour à LED en forme de L qui encadrent une calandre spécifique, où les joncs chromés viennent souligner le logo aux trois diamants. À l’arrière, la différenciation est encore plus subtile : le logo central disparaît au profit d’un lettrage « MITSUBISHI » qui barre le hayon, juste au-dessus de la caméra de recul. Si les lignes fluides et musclées de la Clio sont conservées, ces quelques ajustements permettent à la Colt de s’insérer visuellement dans la gamme actuelle aux côtés de l’ASX et de l’Eclipse Cross.
Une technologie hybride partagée et éprouvée
Côté mécanique, la Colt ne fait pas de mystère et pioche dans la banque d’organes de Renault. La version hybride (HEV), véritable fer de lance du modèle, utilise la célèbre technologie E-Tech de 145 chevaux. Elle combine un moteur essence 1,6 litre à deux moteurs électriques et une boîte de vitesses multimode innovante. Cette architecture permet de rouler jusqu’à 80 % du temps en mode électrique en ville. Pour les budgets plus serrés, Mitsubishi propose également les blocs trois cylindres 1,0 litre, en version atmosphérique de 65 ch ou turbo de 90 ch. C’est du solide, c’est éprouvé, et c’est exactement ce qu’on trouve sous le capot d’une Clio.
L’intérieur : Un univers numérique familier
En montant à bord, le propriétaire d’une Clio 5 ne sera pas dépaysé. La planche de bord, les sièges et l’ergonomie générale sont identiques. La Colt bénéficie toutefois du meilleur de la technologie de l’Alliance avec, selon les finitions, un écran central tactile allant jusqu’à 9,3 pouces et un combiné d’instruments numérique de 10 pouces. On y retrouve la connectivité sans fil pour Apple CarPlay et Android Auto, ainsi que le système Multi-Sense permettant de personnaliser l’ambiance lumineuse et les modes de conduite. L’habitacle reste l’un des plus qualitatifs du segment, avec des matériaux moussés et une finition sérieuse qui n’a rien à envier aux références allemandes.
Acheter une Mitsubishi Colt aujourd’hui, c’est s’offrir toutes les qualités de la Renault Clio 5 (confort, châssis, moteur hybride génial) avec un avantage de taille : la sérénité. En proposant une garantie de 5 ans là où Renault se limite à 2 ans, Mitsubishi transforme ce « rebadgeage » en un argument de vente massue. Si vous n’êtes pas attaché au logo du losange et que vous cherchez une citadine fiable sur le long terme, la Colt est peut-être le meilleur « bon plan » du segment B.








