Après un premier opus qui a dominé les débats pendant six ans, le Renault Captur passe le relais. Plus grand, plus sérieux et surtout métamorphosé à l’intérieur, le cru 2020 ne veut laisser aucune chance à la concurrence. Si la finition Initiale Paris joue les vitrines, c’est bien cette version Intens, cœur de gamme dynamique, qui devrait envahir nos routes. Nous l’avons testée avec le moteur le plus puissant du catalogue : le TCe 155. Le cocktail parfait ?
Présentation : Une stature affirmée
Le Captur a grandi. Avec 11 centimètres de plus en longueur, il perd son côté « petite voiture surélevée » pour devenir un vrai SUV compact. Le design gagne en maturité : les lignes sont plus sculptées, le capot plus plat et les épaules plus larges.
En finition Intens, le Captur soigne son look avec ses projecteurs Full LED en forme de C (« C-Shape »), ses jantes alliage 18 pouces optionnelles et surtout sa peinture bi-ton, véritable marque de fabrique du modèle. Il dégage une impression de robustesse et de qualité qui manquait cruellement à son prédécesseur. C’est propre, c’est net et c’est flatteur à l’œil.
À bord : La révolution intérieure
C’est le choc. En montant à bord de cette finition Intens, on oublie instantanément les plastiques rigides et brillants de l’ancien modèle. Renault a mis le paquet sur la « qualité perçue ». La planche de bord est recouverte d’un matériau moussé très agréable au toucher, et les assemblages sont enfin rigoureux.
L’ergonomie est centrée sur le conducteur avec le « Smart Cockpit ». On retrouve l’écran tactile vertical (ici en 7 pouces de série ou 9,3 en option) qui surplombe des commandes de climatisation physiques, bien plus pratiques à manipuler en roulant que sur une tablette. La console centrale flottante, spécifique à la boîte EDC, libère un espace de rangement en dessous et tombe parfaitement sous la main. Côté pratique, le Captur reste le roi de la catégorie avec sa banquette arrière coulissante et son coffre généreux de 536 litres (en position avancée), de quoi humilier bien des berlines du segment supérieur.
Au volant : Le punch du TCe 155
Sous le capot, le 1.3 TCe de 155 ch fait parler la poudre. Développé en collaboration avec Daimler, ce bloc est un régal de souplesse. Avec 270 Nm de couple, il offre au Captur une polyvalence rare. Les insertions sur autoroute se font avec une facilité déconcertante et les dépassements ne sont qu’une formalité. La boîte EDC7 à double embrayage accompagne le tout avec douceur, même si elle privilégie parfois un peu trop l’économie de carburant en passant les rapports très tôt.
Le comportement routier est à l’image du moteur : équilibré. On sent que la plateforme CMF-B fait du bon travail. Le Captur est stable, sécurisant et bien insonorisé. On n’est pas au niveau d’agilité d’un Peugeot 2008, plus incisif, mais le confort est ici supérieur. Seul bémol : avec les grandes roues de notre version, les irrégularités de la chaussée remontent parfois un peu sèchement dans les vertèbres à basse vitesse. Sur route, la consommation s’établit autour de 6,7 l/100 km, un score très correct pour un tel niveau de performance.
Budget : Le prix de la maturité
Affiché aux alentours de 28 500 € dans cette configuration Intens TCe 155 EDC, le Captur 2 assume sa montée en gamme. Il est certes plus cher qu’avant, mais il en offre beaucoup plus. La dotation est complète : navigation, climatisation auto, frein de parking électrique, et aides à la conduite (freinage d’urgence, maintien dans la voie).
Face à lui, le Peugeot 2008 en finition GT Line est plus onéreux, tandis que les rivaux du groupe Volkswagen (T-Roc, Arona) affichent des intérieurs souvent plus austères. Le malus reste anecdotique (environ 141 g/km en cycle WLTP 2020), ce qui ne gâche rien au tableau.


























